Suivi dans le temps de la ferme

Mise à jour Système 2021 :

Intrants :

Irrigation :

  • Environ 1200 m3 pour 4000 m2. En 2015 : 1500 m3 pour 4000 m2 de légumes (50 % goutte à goutte / 50 % aspersion)
  • 2000 m3 pour arbres fruitiers et autres plantations
  • Apports organiques : toujours 70m3 de bois broyés  et gazon : 130 m3 mais à tendance de diminution car plus de couverts et de bâches plastiques

Produits phytosanitaires comme en 2015 :

  • Pyrèthre
  • Sulfate de cuivre (mildiou)
  • Phosphate de fer (limaces)
  • 50€ par an
  • avec en plus du Spinosad pour les doryphores

Semences :

  • en 2015 : 30 % des graines sont achetées (les autres autoproduites)
  • en 2021 : 20% des graines (en valeur) sont achetées, les 80% restantes autoproduites

(120€ semences pour 2020)

 
Ventes

Parfois commercialisation en Biocoop si production trop élevée pour tout écouler en AMAP.

Pratiques agroécologiques :

Paillage/mulch :

Cette pratique n'a pas vraiment changé depuis 2015.

Un problème qui émergeait en 2015 et qui s'est fortement développé depuis est la courtilière. Le fort usage de bois broyé, comme tout paillage très riche en carbone (à haut C/N), favorise le développement de la courtilière.  Pour ces raisons, le bois broyé frais n'est plus beaucoup utilisé sur l'exploitation. Aucun bois frais n'est utilisé durant le premier semestre d'une année, mais peut parfois être mis en place sur une culture d'été bien démarrée (exemple : tomate), où il n'y a pas de problèmes de faim d'azote. Sinon, le bois broyé est utilisé sur les plastiques des passe-pieds, où il sera décomposé progressivement. Il suffira ensuite de retourner le plastique pour apporter le bois décomposé au sol. Pour les autres cultures, le bois broyé doit avoir composté au moins deux à trois ans.

De plus, quand une partie du jardin est infestée de courtillières, elle est laissée en jachère, qui est ensuite reprise en posant des bâches d'ensilage en tant que paillage plastique, pour étouffer les adventices s'étant développées pendant la jachère. En 2019-2020, 1200 m2 de paillages plastiques ont été ainsi mis en place.

La forte dépendance en matière organiques extérieure est réduite depuis 2019, car l'usage de bâches plastiques a été plus répandu (du fait du problème de courtilières), et il y a eu également plus de couverts végétaux.

 

Couverts végétaux :

Avant relativement peu utilisés sur la ferme, les couverts végétaux semés se développent de plus en plus ces dernières années. Ils occupent 50% de la surface de couverts végétaux l'hiver, là où les 50% de couverts restants sont des couverts spontanés de gaillet gratteron.

Les espèces utilisées sont toujours la féverole et le radis fourrager. Ce mélange-là est insuffisant en semis tardif, quand les planches se libèrent tardivement du fait de la culture précédente. Ainsi, un projet serait de trouver un couvert plus adapté à un semis tardif. Pierre pense essayer la vesce, le pois, la phacélie ou la bourrache, des plantes à haut intérêt agronomique (fixatrices d'azote, méllifères, source de potassium). 

Les couverts s'arrachent à la main, très vite et très facilement, ou sont écrasés au pied avec une planche à écraser, un outil bricolé s'inspirant du modèle rolofaca des céréaliers.

 

Régulation naturelle des ravageurs :

Des maladies récurrentes posent encore problème sur l'exploitation : mildiou sur tomate, concombre et melon, septoriose sur céleri. Par conséquent, le melon et le céleri ont été arrêtés, et le nombre de plants de tomates plantés est multiplié par deux pour assurer le rendement malgré les pertes dues au mildiou.

Il y a aussi des problèmes de doryphores sur pommes de terre. Quand la pression devient trop forte, Pierre s'autorise à traiter. Historiquement, les pommes de terre étaient traitées au Bacillus thuringiensis (Bt). Cependant, d'après Pierre, l'AMM n'a pas été renouvelée en France donc il n'est plus possible de se fournir en Bt. Ainsi, Pierre a trouvé une alternative, le Spinosad, un insecticide autorisé en Agriculture Biologique, qui s'avère très efficace contre les doryphores.

La courtilière est un ravageur qui est apparu en 2014, et qui s'est depuis répandu dans le jardin, favorisé par le mulch de bois broyé et les forts taux de matière organique. Cet insecte se nourrit des jeunes racines de légumes et même de la faune du sol telle que les vers de terre. Afin de briser le cycle de l'insecte, Pierre laisse les placettes infestées en jachère pendant une année ou deux. Ces placettes sont ensuite reprises au paillage plastique pour la gestion des adventices et pour éviter un redémarrage de la courtillière.

Les projets

Nouveaux projets :

  • Essayer de nouveaux couverts végétaux adaptés à un semi-tardif
  • Monter un groupe de maraichers subissant des problèmes de courtilière pour enclencher un projet de recherche INRA pour trouver un moyen de lutte biologique efficace

Tomates sur friche

Pierre Besse nous explique dans cette vidéo comment une ancienne prairie de fauche devenue une friche a été remis en culture.

Ce travail est le fruit d'un suivi photographique initié en 2014.

Il permet de visualiser les différentes étapes réalisées par Pierre de l'étouffement de la végétation présente à l'implantation d'un couvert après récolte des tomates.

Vous pouvez retrouver cette vidéo : ici

 

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Nicole et Pierre Besse

1200 chemin des Cassagnous de Maurens
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